Nicolas Gambier, collaborateur de Groupama Asset Management est parti au Bénin pour une mission d’écovolontariat dans le cadre de notre partenariat avec l’association Planète Urgence.
Bonjour Nicolas. Tu es un collaborateur de Groupama Asset Management et dans le cadre de notre partenariat avec l’association Planète Urgence, tu es parti au Bénin pour une mission d’écovolontariat.
Peux-tu nous présenter ton parcours et ta fonction au sein de l’entreprise en quelques mots ?
Bien sûr. Je suis diplômé d’une école d’ingénieurs en informatique option ingénierie financière (l’EISTI) et d’un master de gestion d’actifs (Paris Dauphine). J’ai intégré Groupama Asset Management en 2005, en tant qu’analyste quantitatif junior et j’occupe actuellement le poste de gérant de portefeuille Multigestion Alternative.
Que peux-tu nous dire de Planète Urgence ? Comment as-tu découvert cette association ?
Planète Urgence est une association créée en 2004 qui a pour finalité de lutter contre la destruction de la planète et contre les inégalités entre le Nord et le Sud. Les missions de solidarité internationale que propose l’association sont élaborées autour de trois grands programmes : le développement de la formation professionnelle, le soutien à l'éducation et la protection de l'environnement.
J’ai découvert l’association à l’occasion d’une présentation réalisée dans les locaux de Groupama Asset Management. Dans le cadre du partenariat, des collaborateurs y faisaient un retour d’expérience.
Comment s’est organisée la mission ? Et ton départ au Bénin ?
A la suite de cette présentation, j’ai toujours gardé l’idée de partir en mission mais je me suis décidé à déposer ma candidature sur le site de Planète Urgence quand j’ai vu la mission sur le thème de la protection de l’environnement qui était proposée au Bénin. L’association a ensuite pris contact avec Groupama AM afin de préparer et d’organiser au mieux le départ.
Comment s’est déroulé ton séjour ? Ta mission ?
Planète Urgence travaille avec Actions et Développement, une ONG béninoise qui accompagne les volontaires tout au long de leur mission. Nous étions hébergés dans la « maison des volontaires » qui était en quelque sorte notre point de chute le week-end pour vivre au sein de la ville de Tanguiéta et pour partager nos expériences entre volontaires. La semaine, les volontaires se consacraient à leur mission : l’éducation dans les villages environnants ou la protection environnementale. En tant qu’écovolontaire, j’ai effectué ma mission au sein du parc national de la Pendjari.
Sur place, notre rôle était principalement de dénombrer et de recenser les espèces animales présentes dans l’enceinte du parc. Ce recensement annuel permet au parc de se constituer une base de données sur l’ensemble des espèces présentes dans le parc et notamment de pouvoir mesurer leur progression dans le temps.
Nous avons également travaillé sur la mise en place de solutions préventives pour éviter les incendies.
Qu’est-ce qui t’ a le plus marqué ?
La découverte des animaux à l’état sauvage et la gestion des incendies !
Le recensement nous a permis de découvrir de nombreuses espèces animales et surtout de les « approcher » dans leur environnement naturel. Le lion étant l’animal qui m’a le plus marqué.
Concernant les incendies, je dois reconnaître que j’ai été assez surpris par leur méthode de prévention, axée sur … les incendies volontaires ! Ces incendies dits « feux précoces » permettent de contrôler le développement de la végétation, d’assainir le sol et surtout d’éviter l’extension incontrôlée et incontrôlable d’éventuels feux de brousse tardifs en période sèche. Cette technique peut sembler étrange dans un premier temps. Cela permet de garder un sol praticable aussi bien à pied qu’en 4x4 mais aussi de limiter la propagation d’incendies conséquents qui viendraient détruire la faune et la flore nécessaire à la vie du parc.
Que retires-tu de cette mission ?
L’échange. J’ai eu l’opportunité de découvrir un pays et une culture que je ne connaissais pas, d’évoluer pendant quelques jours au sein d’un environnement nouveau. De mon côté, je me suis efforcé de remplir au mieux les différentes missions qui m’ont été confiées et d’aider le parc dans sa démarche de protection environnementale. Les volontaires constituent une véritable main d’œuvre supplémentaire. Les missions de recensement sont assez chronophages et le fait que nous puissions nous consacrer à ce type de tâche permet au personnel du parc de se focaliser sur d’autres missions et « d’économiser » des coûts salariaux qu’il ne pourrait assumer.
Groupama Asset Management a décidé de mener des actions en faveur des personnes en situation de handicap au cours de cette année 2010, qu’en penses-tu ?
Planète Urgence permettait à Groupama Asset Management de mettre en place des missions ponctuelles dans des pays en difficulté. Une démarche en faveur du handicap implique une autre ligne de conduite, davantage axée sur la proximité et l’accompagnement au quotidien. C’est un engagement différent mais tout aussi positif et nécessaire.